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Compte-rendu : Transvésubienne 2010

CR Transvésubienne 2010

Dimanche matin 4h40, à l’heure où tout le monde dort (ou rentre de soirée), je me lève pour participer à ma 2ème TransVésubienne !

Au programme, 86km de sentiers partant des Alpes du Sud  et arrivant à la mer … un dénivelé positif de 3300 mètres et 4500 de négatif ! Sur le papier, le parcours est monstrueux, mais la réalité est toute autre … C’est bien pire !!!

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Côté préparation, j’arrive à cette 2ème TransV mieux préparé que l’année dernière où j’avais eu une entorse au poignet qui s’était éternisée 6 mois. Mais bizarrement, je me sens moins bien physiquement (et mentalement) que l’année dernière. En effet, il y a 4 jours j’allais voir mon ostéo suite à des douleurs dans le dos, le cou et les épaules. Bilan : 2 vertèbres bloquées… Après manipulation ca va mieux, mais j’ai encore ce matin de grosses courbatures et contractures dans le dos, et plus précisément au niveau des lombaires. Ma motivation de dernière semaine en a pris sérieusement un coup, car je ne sais même pas si je vais pouvoir rouler dans ces conditions (je n’ai pas roulé de la semaine à cause de cela, et donc pas pu vérifier mes bricolages de dernières minutes sur le vélo …). D’autant que cette année, j’avais pour objectif de rentrer dans les 100 premiers (j’avais fait 113 l’année dernière). Objectif ambitieux, d’autant plus qu’il y a deux fois plus de participants cette année !

6h : mise en grille. La météo s’annonce bonne pour la journée malgré les orages d’hier soir qui ont surement détrempés le sol. Mais par prudence, je décide de prendre mon k-way d’hiver avec moi : le temps en montagne peut changer rapidement. Je me retrouve sur les devants de la grille puisque j’ai le dossard n°81. Juste devant moi, des noms connus comme François Bailly-Maitre, Thibault Vassal, Vincent Julliot et plusieurs autres. Cette année pas d’hélico (et tant mieux pour la planète !).

6h30 : départ ! Ça part vite dans la descente sur l’herbe mouillées. Je prend un bon départ et me retrouve vite dans les 30. Arrive la première côte de la journée qui nous fait passer de 1400 à 2200 mètres d’altitude ! Sympa comme « mise en jambes » … Je me cale à un bon rythme mais je me fais malgré tout dépasser. Pas habitué à me faire doubler en côte je continue à mon rythme, et peut être même un peu plus car je commence à avoir un goût de sang dans la bouche, signe que je force un peu trop … Mais en voyant les autres à côté de moi qui respirent comme des bœufs, je me dit que je suis plutôt pas mal !

Après environ 45 minutes de côte on arrive dans le premier single qui est très glissant. D’ailleurs le gars devant moi se prend une bonne pelle sur une racine humide. Il remonte de suite sur le vélo et visiblement il n’a rien. Ça continue comme ca puis remonte encore avec un portage que certains monteront sur le vélo. D’ailleurs je croise quelqu’un qui a crevé, en l’occurrence le dossard N°1, c’est-à-dire François Bailly Maitre. Il me doublera deux minutes plus tard dans le portage. Lui est là pour la gagne, car l’année dernière, c’est 2ème qu’il finis de la TransV. Dans le portage ça monte plus vite que l’année dernière j’ai l’impression mais pour l’instant tout va bien.

On arrive sur une partie descendante sur piste (la seule du parcours), où je me sens bien pour appuyer sur les pédales mais ma chaîne saute sur les pignons ! Bizarre, car hier soir tout marchait bien … En fait, ca sautera toute la journée malgré plusieurs arrêts pour tenter de régler le dérailleur … Je me rendrais compte en fin de journée que ma cassette n’était pas serrée  … Quelle boulette de ma part !!!! Je gueule dans les chemins car le soucis mécanique, c’est clairement ce que je redoutais le plus cette année ! J’essaye de régler le dérailleur sur le vélo, mais rien à faire ca saute quoi que je fasse. Je finis par laisser tomber. Arrive alors le premier ravito : je bois un verre de coca et descend ma selle car la première vraie descente du parcours est juste derrière. Elle qui nous fait plonger de 1700 à 1400 mètres altitude. L’année dernière, j’avais été relativement à l’aise dans cette descente. Aujourd’hui c’est plus mitigé et je pose plusieurs fois pieds à terre et manque de me mettre au sol une fois. D’ailleurs c’est dans cette descente que alias Draillou, membre de la famous Klairette Team, me rattrape . On échange quelques mots et il repart devant. Lui aussi a un problème de dérailleur arrière. A ce moment je me dis que je suis bien classé puisqu’il finis l’année dernière 58ème ! Finalement j’arrive en bas sans trop de problème  et je suis pointé 62ème . Mais je sais que cette première partie de parcours est plutôt à mon avantage car les grosses descentes techniques ne sont pas encore passées.

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Justement, on arrive au portage du Brec. Pas long mais intense car raide et technique, ce portage permet d’avoir une superbe vue sur les vallées environnantes !

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On arrive alors a 1550 mètres d’altitude où on enchaîne 700 mètres de dénivelé négatif dans des chemins TRÈS TRÈS techniques !!!! Même à pied c’est difficile … Je vais passer une partie en marchant, sautant, courant de rochers en rochers. Pas facile avec le vélo à porter…

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Arrive le 2ème ravito : ici je m’arrête et Draillou me rejoint 3 minutes plus tard. Je demande de l’eau pour faire le plein du camel : on me répond qu’il n’y en aura pas assez pour tout le monde, et qu’il ne met pas plus d’un litre !! Perso ca ne me dérange pas car justement j’ai bu qu’un litre depuis le début donc … Mais je pense à tout ceux derrière qui risque surement de manquer d’eau ! Abusé côté organisation quand on sait ce qu’on paye pour participer et les risques liées à la déshydratation, d’autant que le soleil commence à taper de plus en plus fort… Un gros point négatif côté organisation donc ! Je repars et regarde une dernière le Brec, d’où je viens.

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Ca enchaîne sur la descente de la Madone. La première partie est difficile techniquement et ca tabasse bien.

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La deuxième partie de la descente est plus accessible et je me fait vraiment plaisir. Je me permet même de doubler 2-3 bikers, chose impensable l’année dernière où je subissait le terrain. 1000 mètres de D- : un pur bonheur !

J’arrive au Pont du Cros, la première porte horaire à 11h, avec 2h30 d’avance donc. Je remet 60cl dans mon camel et boit un peu afin d’attaquer le plus gros portage de la journée, celui qui m’avait fait mal l’année dernière ! Je vois Draillou qui passe et ne s’arrête pas. Je pense à ce moment ne plus le revoir car en portage c’est un monstre !

Je repars donc trois minutes plus tard et c’est à partir de ce moment, que j’active le « mode finisher ». Je sais qu’à partir de ce moment, tout se joue dans la tête. Je suis pointé 71ème !!! Quoi ??! J’ai perdu que 9 places  dans la descente de la Madone ?! L’année dernière, j’en perdais près de 60 au même endroit … Yahhh gros coup de motivation pour attaquer le portage.

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Je me fixe alors un objectif : doubler dans le portage. Et c’est ce que je vais faire (bon ok 3-4 places tout au plus mais pour le moral c’est tout bon !). D’ailleurs je rattrape Draillou qui porte le vélo alors que je monte SUR le vélo. On s’encourage mutuellement et il me suivra de très près pendant un moment.

S’en suis une portion plus roulante où je suis à l’aise. Mais toujours ce problème de chaîne qui saute !!!  Trop chiant ! Ça ne m’empêche pas de rattraper du monde.

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Au bout d’un moment j’entend un gros BOUM derrière moi. Sur le moment je ne réagis pas trop mais j’apprendrais plus tard que c’est Draillou qui s’est scratché dans une pierre : / Plus de peur que de mal pour lui … A partir de là je ne me rappelle plus exactement de la course. Mais je suis pointé 64 puis 58ème un peu plus tard ! Je remonte et je me sens bien !

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Cependant, des crampes arrivent dans les mollets. Je m’arrête une minute pour m’étirer, mais ca me donne des crampes aux cuisses ! Bon je repars plus lentement en tournant bien les jambes et en buvant beaucoup même si la boisson énergétique commence à me saouler …

Au ravito 3 je m’arrête à peine cinq minutes et repars quand Draillou arrive. Aller, plus que deux grosses côtes avant la fin et c’est finis. D’ailleurs, en regardant le chrono, je vois que je suis partis pour battre mon chrono de 9h35 l’année dernière. En plus de cela, je suis en meilleure forme au même moment, et ce malgré les crampes. Je cours dans les poussages, marche vite en portage et dès que c’est roulant, j’en profite pour rouler vite et rattraper 2-3 bikers.

Arrive la dernière côte sur le portage du mont chauve.  Bien plus facile que l’an dernier puisque l’on ne monte pas tout en haut de la montagne, je me sens bien une fois arrivé en haut. J’enchaîne la descente à bonne allure. Descente très cassante car il s’agit d’un enchaînement de pierres tranchantes. J’apprendrais à la fin qu’il s’agit d’une descente qui est une spéciale d’enduro. Et effectivement, à deux reprises je me ferais peur en passant des marches que je n’avais pas vu ! OUF ! Derrière quelqu’un me suis : il s’agit du premier junior, 18 ans je crois. Il arrivera 3 minutes derrière moi, le laissant dans la portion roulante après la descente enduro. Que de bonheur cette descente !!! Pfiouuuuu. Je vais deux fois plus vite que l’année dernière où j’avais joué la prudence. Je sens que la fin est proche, d’ailleurs on voit Nice en contrebas à quelques kilomètres. Mais ce n’est pas finis. En effet, il reste le passage dans la « jungle ». Cette année, la débroussailleuse est passée par là. Finis les bras et jambes écorchés et place à des portions plus roulantes avec un vrai toboggan pour y entrer. Youhhouu, je suis annoncé 59ème. Je regarde mon chrono, et envisage même de finir sous la barre symbolique des 8 heures. Mais j’avais oublié que le passage dans le paillon était si long ! Mes crampes ressurgissent et je me bats avec un concurrent pour lui piquer sa place ! Finalement je lui passe devant à la fin du paillon. Je monte l’échelle qui nous sors de là et rejoins la route pour un finish annoncé comme … DIFFICILE !

Effectivement, encore 90 mètres de dénivelés positif à monter des marches dans la ville de Nice. Les crampes me tétanisent, mais l’envie de doubler le gars devant moi est plus forte ! Un puis deux … Ils ont dus être étonnés quand ils ont vu mes mollets aux limites de la crampe leurs passer devant (mollets tétanisés qui bougent tout seuls). J’aurais pas la force d’aller chercher l’autre qui est 10 secondes devant moi. Un monsieur assis dans les escaliers m’annonce 47ème ! Mais normalement je suis 54ème, il a dû se tromper … J’arrive dans les arènes de Nice, le lieu d’arrivée. Un coup d’œil derrière : personne. C’est bon je peux me relâcher et finir en roue libre jusqu’à la ligne d’arrivée où je suis annoncé 54ème en 8h13!!! Je pose mon vélo, on m’interview et réalise enfin ce que je viens de faire. J’explose mon temps de l’année dernière, non sans difficultés. Dix minutes plus tard, Draillou arrive avec ses bouchons de clairettes vissées sur le casque. Puis un peu plus tard, JPironman, Cyril & co

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Bilan personnel :

-          Mes contractures dans le bas du dos ne m’ont pas trop gêné : j’ai adapté mon pilotage aux conditions, à savoir, pousser et porter le moins possible.

-          Grosse boulette mécanique dans le serrage de ma cassette !! Le boulet !

-          Globalement j’avais la forme, mais surtout, un bon mental tout du long : pas de « coup de moins bien » comme à mon habitude sur les longs raids.

-          Cette année j’étais moins crispé en descente (merci au séjour dans le Diois) et du coup plus frais pour attaquer les portions de côtes. En portage, j’étais également mieux que l’année dernière, mais surtout j’ai  pas mal couru à côté du vélo au lieu de marcher. En côte par contre, je pense avoir été moins rapide que l’année précédente, mais aussi plus économe…

-          Apparition de crampes : mauvaise gestion de course ? Je pense surtout à un manque d’hydratation en début de course car le parcours n’offre que très peu de répit pour boire et s’alimenter ! Ça tabasse de trop !

-          Content d’avoir croisé et recroisé la route de alias Draillou tout le long du parcours. Même but, même galère.

-          Objectif plus qu’atteint ! Mon temps de l’année dernière a été explosé, et l’ambition d’être dans les 100 largement atteinte.

-          J’avais oublié qu’il y avait autant de portage/poussage. Entre 1h40 et 2h pour moi.

-          Arrêts aux ravitos très rapides, et pas de fringale comme l’année dernière. Je dois gagner pas mal de temps la dessus.

-          J’ai perdu mon k-way sur le parcours :’(  WANTED K-WAY

-          Niveau organisation, rien à dire me concernant, à l’exception du manque d’eau aux ravitos ! Pas affecté par le départ en 3 vagues.

-          Trois chutes dont deux « belles ». Mais pas de bobos.

-          Une météo superbe : pas de pluie et pas trop chaud ! 27°C

En somme un super week-end entre potes qui se finit au Luc en Provence, déjà sur la route de Paris. Dur dur le retour à Paris … Forcément, j’ai écris ce CR dans le RER, ça contraste avec les paysages du Brec d’Utelle

Truc de ouf !

L’année prochaine je ne sais pas si je serais encore de la partie puisque j’envisage un nouveau défis : le marathon du Mont Blanc (pas l’UTMB attention !). Va donc falloir que je mette à courir régulièrement ! Ceci dit, d’ici là j’ai encore le temps de changer d’avis !

Trace GPS de la Transvésubienne 2010


ZilB

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20 commentaires pour “Compte-rendu : Transvésubienne 2010”

  1. Draillou dit :

    Je garde un bon souvenir de ce we de fou également! je suis ravi d’avoir croisé nos crampons si souvent, et un peu déçu de n’avoir pas pu te suivre dans le portage aprés le Cros… Tu as une grosse volonté et un super niveau , cela t’amènera à la réussite de tes futurs projets, j’en suis certain mon ami! ;)
    Au plaisir de te retrouver , sur un sentier ou attablé autour d’une coupe de clairette avec nous ici!!!
    Merci pour ces moments de partage dimanche, ça fait du bien de souffler un peu en discutant! :cool:
    Meme envies, meme galères, meme passion :le VraiTT !!!
    Jé, team la Klairette c’est chouette! :mrgreen:

  2. Zilb dit :

    Merci Jé !! T’es un chic type :cool:
    Et vive la Clairette Vincent :)

  3. paikan dit :

    tiens… on dirait bien ma photo sur la montée du col du Dragon :roll:

  4. Wombatsly dit :

    Encore félicitations et tout ça avec le maillot de la JR sur le dos, la classe :cool:

  5. GAHAN dit :

    Salut ZILB et bravo pour ta performance

    Pour moi, c’était ma 1ere édition et je là termine en 10H50 à la 294 eme place avec mon SR…..A chacun son Everest

    A bientôt sur les chemins ;)

  6. ub!k dit :

    Bravo Zilb !et un grand bravo aux autres participants également, finishers ou non.

  7. UtOpiK dit :

    Bon je m’attendais à plus de photos.. je comprends pas que tu n’ai pas pris des photos de paysages comme à ton habitude :p

    Félicitation encore :mrgreen:

  8. [...] : C’est bon le compte rendu de la transvésubienne 2010 de Zilb est [...]

  9. catoli dit :

    super CR Zilb et encore félicitation pour ta perf !!

    t’es un killer !!! ;)

  10. Brik dit :

    Très belle perf Zilb :D
    Et t’avais pas l’air fatigué à l’arrivée.
    Au plaisir de te revoir ;)

  11. Zilb dit :

    Merci à tous ! Ca fait plaisir :cool:

    J’ai mis à jour l’article avec des photos prises par Levens lors de ses reconnaissances du parcours. Utopik y a rajouté la trace GPS du parcours.

    :D

  12. UtOpiK dit :

    Trace ajoutée en effet, pour ceux qui souhaiterai recommencer :lol: ou commencer d’ailleurs…

  13. migrief dit :

    Super frère ! Je suis frère de toi, euh frere d’etre ton grand fier !

    Migrioufle

  14. alice dit :

    Bravo!! T’es trop fort Zilb!
    Super perf et très bien les commentaires. Tu nous racontera tout ça dimanche :) )
    Bises

  15. LEROUX Annick et Joël dit :

    Bravo!! Zibbbienbbbienbbbien!!!….

    Belle performance, il faut une sacrée condition physique pour ce genre d’épreuve…….

    Félicitations, super résumé!!!
    Joël et Annick

  16. UtOpiK dit :

    Une vrai star ce Zilbon ! :cool: :cool:

  17. Seb91 dit :

    8h14 c’est l’effet Diois ! :D Heureusement qu’il ne vit pas là-bas celui-là !…. :mrgreen:

  18. Zilb dit :

    :lol: Et pourtant dans le Diois je ne faisais pas le malin, et j’étais cuit dès le premier jour ! :roll: C’est clair que ca m’a aidé, mais c’est le week end entre potes que je retiens, bien plus que la prépa ! Avec notamment le passage chez Jé et la tournée de Clairette !! ENOOOOORRRMMMME :lol: :lol: :lol: :P

  19. [...] Un long repos s’en suivra avant cette course qui est racontée dans un autre récit : La transvésubienne 2010 [...]

  20. marcella dit :

    ma ti youne.
    trop fiere de toi, mon fils, je t adore.
    mam.

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